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mardi 6 avril 2010

Jean-Guy Soumy

Mais finalement qui est Jean-Guy Soumy?




Extraits de l'article sur l'auteur sur Wiképédia:



"Jean-Guy Soumy, en 1952 à Guéret dans la Creuse, est un écrivain français.
Jean-Guy Soumy est marié et père de deux filles. Il a suivi des études secondaires au lycée Pierre-Bourdan à Guéret. Puis il a suivi à l'Université de Limoges des études de physique et de mathématiques. Il enseigne les mathématiques depuis 1976. Jean-Guy Soumy est devenu professeur d'école normale en 1981. Depuis 1992 il enseigne à l'Institut universitaire de formation des maîtres du Limousin.
Il vit dans la région de Bourganeuf.
Il appartient à l'École de Brive nom donné à un courant contemporain du roman de terroir.
Il est membre de la Nouvelle Ecole de Brive. "



Mais surtout, peut être avez-vous entendu parler de son dernier roman " Le congrès" paru en janvier, dony on a pu entendre la publicité sur les ondes...(moi oui!) "Le congrès" est le récit d’un congrès, épreuve durant laquelle un mari, accusé d’impuissance, est sommé d’honorer publiquement son épouse, une union non consommée étant une offense aux saints sacrements du mariage. Le roman se situe en 1685 à Versailles et met en avant des intrigues liées aux chantiers des Maîtres Bâtisseurs et la haine contre les protestants de l'époque...

Je termine mon Anglade commencé dernièrement et je sens que je vais succomber à ce congrès!

dimanche 4 avril 2010

Un feu brûlait en elles, Jean-Guy Soumy

Présentation de l'éditeur

De mère en fille, à travers trois siècles : depuis Marie, la misérable paysanne de la Creuse, jusqu’à Marie, l’étoile de ballet qui triomphe aujourd’hui à Paris… … toutes sont de hautes figures : Judith la courtisane, qui règne sur le Palais-Royal et meurt lors des massacres de septembre 1792 ; Constance, cantinière de la Grande Armée ; Marianne, sur les barricades de 1832 ; Luce, dans l’Algérie nouvelle des années 1860 ; Marguerite, dans la guerre de 14-18 ; Sara, dans la Résistance… Les détours, les accidents, les tragédies se multiplient dans la succession des générations, parfois bien près de s’interrompre.
Il fallait autant de rigueur que de souffle pour enchaîner ces destins si différents et en faire un unique roman : celui d’une lignée, dont les héroïnes sont toutes exceptionnelles. Serves et grandes bourgeoises, amoureuses passionnées, aventurières, elles ont toutes quelque chose en commun et qui les distingue : le caractère, la fierté, l’audace, le courage, et une certaine beauté, une grâce qui s’accomplissent en la dernière de la lignée, l’étoile de l’Opéra – et une fidélité qui les fait toujours revenir à la ferme du Puy Marseau qui accueillit la première Marie.

Une entreprise hardie et ambitieuse, qui n’étonnera pas de la part de l’auteur des Moissons délaissées, de La Belle Rochelaise (prix des Libraires 1998), et de Rendez-vous sur l’autre rive Jean-Guy Soumy, ce très rigoureux professeur de mathématiques à l’IUFM de Limoges, s’est déjà révélé le plus profond et le plus imaginatif des auteurs de l’École de Brive. Ici, sans perdre des yeux sa Creuse natale, il va plus loin, il voit plus grand encore pour nous donner un livre éminemment romanesque.

Alors, voici le bouquin que j'ai fini il y a maintenant une quinzaine de jours... Ce bouquin m'a été prêté par ma mère il y a bien longtemps... Je l'avais commncé à l'époque et n'avais pas accroché, alors je l'avais laissé de côté... Puis dernièrement je suis retombée dessus et m'y suis plongée... et finalement j'ai bien aimé...
L'écriture est rigoureuse, un peu à la Zola... mais le livre est très riche historiquement et j'ai beaucoup appris: la vie des paysans avant la Révolution, ces fameux Limousinants qui quittaient leurs terres pour gagner leur vie sur Paris, la dureté des guerres napoléoniennes, etc...

Mais surtout ces faits de vie en disent long sur la considération de la femme dans la société française depuis le XVIIIe siècle... J'ai été choquée par la manière dont on tente de sauver une courtisane (puisqu'elle est une valeur marchande...) d'un accouchement difficile en lui démantelant le bassin, la pauvreté du petit peuple parisien à la même époque, la folie et la violence de ces guerres napoléoniennes où les hommes n'étaient que de la chaire à canon et le peuple une vache à lait pour toutes les armées engagées, la façon bien radicale des médecins de la bourgeoisie du XIXe siècle d'empêcher une jeune fille de se masturber, la dure vie des enseignants au début du XXe siècle déchirés entre leurs convictions personnelles et leurs devoirs républicains, le combat d'une mère pour que son fils soit reconnu "mort pour la France" (bien sûr de je n'ai pas plus m'empêcher de repenser à mon amie Steph, elle comprendra pourquoi je dis ça...), l'hommage de ce livre aux justes de la Creuse...

Bon livre, à lire si vous aimez le style de Zola...

mardi 16 mars 2010

Ode à Clermont


"Clermont, reine noire du caoutchouc, clouée à l'horizon sur sa butte ténébreuse par les deux flèches de sa cathédrale couleur d'orage, s'offre à nous, de face, dure et bronzée. Cette ville reste encore toute noire d'avoir conçu Blaise Pascal et Bourget. Tant d'amertume et tant de sérieux.

On ne sait si la pierre de Volvic est noire parce qu'elle est jansénite, ou jansénite parce qu'elle est noire."

Alexandre Vialatte, La Basse Auvergne, 1936



Pour en savoir plus sur Alexandre Vialatte, c'est ICI

lundi 4 janvier 2010

L'annonce

Présentation de l'éditeur
« Eric savait par cœur certaines annonces choisies, Célibataire quarante-quatre ans un mètre soixante-sept soixante-neuf kilos sans enfants chauffeur agriculteur cherche jeune femme aimant campagne voulant fonder un foyer heureux désirant enfants ; ou encore, Cherche compagne cinquante soixante-deux ans féminine (bien bustée) sans attaches pour vie alternée Paris campagne. Paul, quarante-six ans, paysan à Fridières, Cantal, ne veut pas finir seul. Annette, trente-sept ans, vit à Bailleul dans le Nord avec son fils. Elle n'a jamais eu de vrai métier. Elle a aimé Didier, le père d'Eric, mais ça n'a servi à rien. Elle doit s'en aller. Recommencer ailleurs. Elle répond à l'annonce que Paul a passée.
Ce nouveau roman de Marie-Hélène Lafon raconte leur rencontre et leur histoire. C'est une histoire d'amour. »

Alors voici un roman qui m’a beaucoup dérangée… Aussi bien le fond que la forme…
En fait, j’ai acheté ce livre car j’avais entendu une belle critique de ce livre, disant « Ne serait-ce que pour les descriptions des paysages du Cantal au petit matin, il faut lire ce livre… ». J’avais presque fini mon Jean Anglade, je me suis dit « Banco !».

Le roman commence par une belle description de la nuit en Auvergne, dans ces campagnes où la nuit est vraiment noire et où le silence règne. Bon, ça commençait bien…puis les choses se sont gâtées…

D’abord j’ai été très dérangée par la forme : pas de chapitres, des phrases à rallonge allant parfois jusqu’à une page, des énumérations de mots collés sans virgule…Bref, je n’ai pas aimé cette écriture difficile à suivre si on n’est pas concentré à 100% sur le texte… Au bout de 50 pages, j’avais envie de laisser tomber…mais j’ai tenu bon ! Aussi, le vocabulaire utilisé est aussi très soutenu, mais cela n’est pas un problème (même si je devais chercher la définition d’un mot toutes les 10 pages !)

Après la forme, le fond : l’éditeur présente le roman en disant des personnages que c’est « leur rencontre et leur histoire. C'est une histoire d'amour. ».
« Histoire d’amour » ? C’est un grand mot : une fois le livre fini on ne sait pas si Paul et Annette s’aiment ! Rien n’est dit sur leurs sentiments…On a finalement l’impression qu’ils s’habituent l’un à l’autre pour ne plus être seul… Par contre l’amour de la mère pour son enfant est indéniable.

« Leur rencontre, leur histoire » ? Le roman est une enfilade sans fin de souvenirs, d’impressions ou encore de descriptions des personnages qui s’imbriquent les uns dans les autres au point de ne plus savoir où on en est…On apprend finalement peu sur les faits, il ne se passe quasiment rien… Le moment dans le temps est aléatoire on passe du moment présent au passé par des souvenirs voire même au futur quand le narrateur relate des événements ayant lieu le « 2e été » par exemple…Il n’y a pas un seul discours, le narrateur plus qu’omniscient (si cela est possible???) débite des points de vues acerbes sur ce monde agricole et jugeant sans cesse les personnages. Et finalement c’est ce qui m’a le plus dérangé : ce point de vue très négatif, très noir, très pessimiste sur le monde agricole. Les agriculteurs auvergnats y sont décrits comme des rustres, vivant toujours à l’ancienne, ancrés dans leur passé, n’acceptant pas les « étrangers », par étrangers il faut entendre ceux qui viennent d’ailleurs mais aussi les étrangers dans le sens propre du terme. Le monde décrit est un monde fermé sur lui-même…

Je pense sincèrement que ce temps est fini : ce monde agricole est celui que j’ai connu il y a plus de 20 ans…ce genre de personnes reste anecdotique et sincèrement les Auvergnats sont plutôt des gens ouverts et généreux !

J’ai cru un moment que l’auteur était une parisienne (vous savez, ces « parisiennes » qui jugent et dénigrent sans connaître les tenants et les aboutissants) qui avait gardé un mauvais souvenir du Cantal mais apparemment elle connaît bien le Cantal…Je m’excuse au près d’elle mais je n’ai pas aimé son livre qui donne à mes yeux un point de vue dépassé sur l’Auvergne. A la fin du livre, on est très frustré parce qu’après 200 pages on n’en sait pas vraiment plus sur ce couple…

Non, je n’ai pas aimé ce livre et je ne vous le conseille pas…
Bien sûr, cela reste mon humble avis (par définition très subjectif), si vous l’avez lu je serais très curieuse de savoir ce que vous en avez pensé !

Pour en savoir plus sur l'auteur; c'est ICI

The Blues in Clermont-Ferrand