mercredi 8 avril 2009

Ballainvillers

Ballainvillers est un boulevard pour tous les Clermontois...Certains savent parfois que ce cher Ballainvilliers a été intendant d'Auvergne sous le règne de Louis XV...Et certains finissent même par apprendre qu'il était l'intendant de l'Auvergne sous les temps tragiques de la Bête du Gévaudan! Et bin ça alors!!!



Ce cher intendant, "Simon Charles Sébastien BERNARD de BALLAINVILLIERS" de son petit nom, naît à Paris en 1721 et décède en 1767 à Riom ou Clermont selon les sources...Ce cher monsieur sera , seigneur baron de Ballainvilliers (Seine-et-Oise, maintenant Essonne, canton de Longjumeau), seigneur comte de Cléry, seigneur baron de Maurepas (Eure, canton de Lyons-la-Forêt, commune de Bézu-la-Forêt), etc., reçu substitut du procureur général du Parlement de Paris en 1740, conseiller à la Ière chambre des requêtes, 28 août 1742, maître des requêtes (1749), président au Grand Conseil (1753), renouvelé pour 4 ans (1754), intendant d'Auvergne (1757), prévôt maître des cérémonies de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, secrétaire-greffier et grand-croix de l'ordre de Saint-Louis (1758), 2ème degré d'une noblesse inachevée, ép. 1755 Louise Anne de BERNAGE de CHAUMONT...Rien que ça!

Bon, alors, Simon Charles-Sébastien-Bernard, Baron de Ballainvilliers, Chevalier, Seigneur de Villebouzin et Dumenil, Conseiller du Roi en ses conseils, Maître des requêtes ordinaires de son hôtel, Grand Croix de l'Ordre Royal et militaire de Saint-Louis. Intendant de justice, police et finance en la Généralité de Riom et province d'Auvergne, siégeant à Clermont-Ferrand, de 1757 à 1767.

Il reste finalement longtemps en Auvergne (jusqu'à sa mort!!), et est celui qui annoncera la mort de la Bête...

Petit rappel historique:

Depuis le printemps 1764, une « Bête » sévit en Gévaudan, faisant de nombreuses victimes, atrocement mutilées. Une véritable psychose s’empare des habitants de la région. Tout va être mis en oeuvre pour venir à bout de cet étrange animal. Trois années de terreur suivirent et plus de 300 victimes jusqu’à la mort de la « Bête ».

En 1767, Simon de Ballainvilliers, Intendant d’Auvergne, rapporte dans une lettre que, le 19 juin « Jean Chastel, un enfant du pays, a tué une bête qui paraît être un loup, mais un loup extraordinaire et bien différent par sa figure et ses proportions, des loups que l’on voit dans ce pays ».

On dit que le vendredi 19 juin 1767, Jean Chastel, posté au lieu dit La Sogne d’Auvers, lit les litanies de la Vierge. Soudain, il voit la bête qui vient vers lui…Mais il ne semble pas s’en émouvoir, pose son livre et range ses lunettes. Quant à la bête, elle s’arrête à quelques mètres du chasseur et s’assoit sur son arrière train. On dirait qu’elle aussi le reconnaît. Jean Chastel épaule son fusil et appuie sur la détente. La Bête du Gévaudan s’écroule, morte. Une seule balle aura suffit. Jean Chastel laisse alors échapper ces mots de victoire « Bête tu n’en tueras plus ». Jean Chastel va présenter la bête au roi, qui incommodé par l’odeur de charogne, la regarde à peine et la fait enterrer aussitôt. Chastel devra se contenter d’une prime de 72 livres que lui accordera le diocèse de Mende. L’action de Jean Chastel mit fin aux méfaits de la bête. Mais le mystère qui entourait l’animal devait lui survivre !!!

J'ai désespérément cherché une image de ce monsieur mais je n'ai rien trouvé...désolée...

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